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Les métiers du paysage

Si vous cherchez un travail en extérieur, proche de la nature, pourquoi ne pas opter pour un métier du paysage ? Rassemblant plus de 70 000 salariés, cette filière recouvre des métiers aussi variés qu’aménageur d’espaces verts, paysagiste d’intérieur, élagueur, reboiseur... et ne cesse de recruter. Zoom sur un secteur en plein essor, qui peut se prévaloir de créer 3 000 nouveaux postes chaque année.
Qu’ils travaillent auprès de particuliers, pour le compte d’entreprises privées ou pour le secteur public, les acteurs de la filière paysage se divisent en trois corps de métier. Les concepteurs (responsables d’études, architectes, techniciens de bureau d’études...) imaginent les lignes à suivre et donnent les ordres. Les entrepreneurs (élagueurs, reboiseurs, jardiniers d’espaces verts... ) réalisent les créations. Quant aux pépiniéristes, ils produisent les plantes nécessaires aux tâches des deux premiers.

Les métiers du paysage sont ouvert à tous les niveaux de formation. Deux tiers des salariés du secteur sont titulaires d’un diplôme spécialisé en aménagement paysager, 15 % sont possesseurs d’un bac + 2 ou plus, 1 % ont suivi une formation d’ingénieur et plus de 10 000 d’entre eux n’ont aucun diplôme. Donnant leur chance aux débutants, les métiers du paysage sont ceux qui rassemblent le plus d’apprentis et de jeunes en contrat de qualification.

Un secteur attractif
La plupart des formations aux métiers du paysage sont dispensées dans des établissements d’enseignement agricoles publics ou privés sous contrat, dépendant du ministère de l’Agriculture. En fort développement, ces formations peuvent se prévaloir, avec plus de 68 % de nouveaux effectifs depuis 10 ans, d’attirer de plus en plus de jeunes.

Premier sésame pour accéder à ces métiers : les CAPA et BETA Travaux Paysagers se préparent en deux ans après la classe de 3e. Tous deux permettent une insertion rapide dans le monde professionnel, à des postes d’ouvrier qualifiés. Toutefois, 85 % des enseignants de CAPA et 97 % de ceux de BEPA Travaux Paysagers encouragent leurs élèves ou apprentis diplômés à poursuivre leurs études.

Des diplômes de tous niveaux
Après l’acquisition d’un CAPA ou d’un BEPA, les perspectives d’évolution des jeunes paysagers sont nombreuses. Bac professionnel Travaux Paysager, BTSA Aménagements Paysagers, Licence professionnel (...), les ambitieux peuvent encore, au-delà de ces diplômes, envisager une école d’ingénieurs spécifique à la réalisation d’aménagements paysagers. A titre d’exemple, l’ITIAPE (Ecole d’ingénieurs en aménagement paysager de l’espace, Lille et Antibes), créée par l’UNEP (Union national des entrepreneurs du paysage) et ouverte aux titulaires d’un BTS ou d’un DUT sur concours, prodigue une formation de 3 ans par le biais de l’apprentissage. Question salaire, une fois sur le terrain, les non-cadres peuvent envisager une rémunération brute mensuelle de 1 250 à 1 700 euros ; quant aux cadres, ils peuvent prétendre à des revenus variant de 2 500 à 4 150 euros.
Article publié le 11 janvier 2008
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Jardinier paysagiste

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