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Les métiers hospitaliers

« Plus de 150 professions au service de la vie » : c’est ainsi que le ministère de la Santé tente d’attirer les candidats vers les métiers hospitaliers sur son site Internet. De l’aide-soignant au chirurgien, en passant par l’agent d’administration ou le cuisinier, tous les niveaux de formation sont en effet présents à l’hôpital.
Paradoxe ? Les séries télé médicales n’ont jamais été aussi nombreuses et populaires (Grey’s anatomy, Dr House, Urgences...), pourtant les métiers hospitaliers manquent de bras. Plus d’un million de professionnels travaillent actuellement dans les établissements de santé publics et privés, dont 365 000 dans la fonction publique hospitalière. Or, d’ici 2015, un agent sur deux partira à la retraite. Ajoutez à ces départs une population dont la durée de vie s’allonge et dont les besoins en matière de soins s’accroissent, un nombre de débutants limité par des concours d’entrée drastiques, la mise en place compliquée des 35 heures... et vous obtiendrez une situation de quasi-pénurie sur le marché de l’emploi.

Parmi les métiers médicaux, les spécialistes de pédiatrie, psychiatrie et anesthésie sont actuellement les plus recherchés. Certes, la formation est longue (9 à 11 ans après le bac), les horaires difficiles et les responsabilités lourdes, mais la rémunération est motivante : en moyenne, le salaire mensuel brut d’un praticien hospitalier à temps plein va de 3 900 € en début de carrière à 7 000 € en fin de carrière, hors primes de garde et d’astreinte. Et c’est surtout un métier passionnant et valorisant ! Les jeunes sont d’ailleurs nombreux à tenter leur chance : 46 000 candidats en 2007 à la fin de la 1re année de médecine pour 7 300 places disponibles... Une chose est sûre : les élus gagnent la perspective d’un emploi assuré.

Pas de chômage pour les infirmier(e)s
Les hôpitaux ne recrutent pas que de médecins, loin de là. Le métier d’infirmier, accessible en 3 ans après le bac dans un Institut de formation en soins infirmiers (IFSI), offre lui aussi la perspective d’un emploi assuré. Les salaires, en revanche, sont moins incitatifs : 18 000 euros bruts annuels en moyenne, alors que la pression et les horaires sont souvent rudes. La rémunération tend cependant à s’améliorer dans les régions où le sous-effectif est si important que les hôpitaux sont obligés d’offrir davantage : jusqu’à 26 000 euros bruts annuels dans certains cas.
Les aide-soignants, qui assistent les infirmiers dans les activités quotidiennes de soins, sont eux aussi recherchés. Le diplôme professionnel d’aide-soignant (DPAS) se prépare en 10 mois après un concours, et peut aussi être obtenu par la validation des acquis de l’expérience. On peut également citer tous les métiers liés à la rééducation : ergothérapeute, masseur-kinésithérapeute, psychomotricien... Trois formations spécifiques d’une durée de trois ans (après concours d’entrée très sélectif) donnent accès aux diplômes d’Etat correspondant. A noter : être titulaire d’un bac scientifique est fortement conseillé.
Enfin, n’oubliez pas que les patients ne doivent pas seulement être soignés ou rééduqués, ils doivent aussi être transportés par des ambulanciers et des brancardiers, accueillis et suivis par des agents d’administration et des secrétaires médicales, nourris par des cuisiniers... Autant de métiers qui ont aussi besoin de personnel !
Article publié le 4 août 2008
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