L’image de l’expatrié coûteux est une image révolue. La mobilité internationale s’envisage, aujourd’hui, pour le salarié comme une évolution interne dans l’entreprise. Les sociétés parlent même de « mobilité interne transfrontalière ». Focus sur les nouvelles alternatives de l’expatriation et ses différentes rémunération.
De nouvelles alternatives à l’expatriation La localisation Elle propose, au salarié français, dans un pays d’accueil, un statut local. Il n’est plus lié à l’entreprise française. Souvent, le salarié démissionne et est embauché par la société locale aux mêmes conditions que le personnel local. Il bénéficie d’un contrat de droit local et d’une protection sociale locale. Dans ce contexte, le salarié pourra demander une réintégration en France. Le salaire, de retour en France, correspondra au salaire qui aurait été versé pour une activité équivalente sur le territoire français.
Les nouveaux types d’expatriation optimisent les coûts pour l’entreprise et préservent l’équilibre familial du salarié français.
- Le Commutage ou commuting Le salarié travaille toute la semaine dans un pays proche de la France (Grande- Bretagne, Belgique...) et rentre chez lui les week-ends.
- L’expatriation virtuelle Dans ce cas, le salarié réside en France mais ses déplacements à l’étranger sont fréquents. Ils sont accompagnés de vidéoconférences, communication via Internet ou messageries internes.
- Le contrat off-shore Ce contrat se fait dans le cadre de la création d’une filiale dans une île à fiscalité privilégiée (Jersey, Guernesey, Panama...) qui va embaucher les salariés.
Une rémunération adaptée à la mobilité- La principe du « no gain no loss » signifie que l’expatriation ne doit engendrer ni perte, ni profit pour le salarié. En général, le salaire est le même que le salaire perçu en France et les frais supplémentaires relatifs à l’expatriation sont compensés.
- La technique du « Gross up » consiste à reconstituer le salaire brut local à partir du salaire net perçu en France en tenant compte du coût de la vie dans le pays d’accueil.