« L’administration fiscale fait confiance à ses cadres »
« On ne devient pas inspecteur des impôts par vocation, mais on reste dans l’administration fiscale parce qu’elle est porteuse de valeurs et qu’elle offre des postes très variés. » Nathalie Maniette a passé en 1991 deux ou trois concours de catégorie A de la fonction publique, après un 3e cycle en droit public. Elle réussit celui d’inspecteur des impôts et suit alors une formation rémunérée de 18 mois à l’Ecole nationale des impôts, très pointue en droit fiscal et comptabilité.
Elle intègre en 1994 le service de la législation fiscale à Bercy, où elle travaille à l’élaboration des textes fiscaux. « Mais après quelques années, j’ai voulu diversifier mon parcours et faire de l’encadrement, explique-t-elle. J’ai donc intégré l’administration déconcentrée, pour être plus proche du terrain et ne pas rester trop spécialisée dans le juridique. » En 1999, elle est ainsi nommée dans une direction départementale des services fiscaux, à Versailles, où elle encadre une petite équipe. « Nous nous occupions de la gestion et du contrôle des dossiers fiscaux des petites et moyennes entreprises du secteur », précise-t-elle.
En 2001, Nathalie Maniette réussit le concours d’inspecteur principal et passe à une fonction d’audit et de contrôle. « Mon passé de juriste m’a rattrapée, sourit-elle, puisque j’ai pris en charge un service contentieux d’une trentaine de personnes, toujours dans les Yvelines. Nous gérions les réclamations, ainsi que les interventions et demandes particulières des usagers auprès du directeur des services fiscaux J’appréciais ce mélange entre un travail de dossier très pointu en droit fiscal et un rôle de manager. » Au bout de 3 ans, elle souhaite acquérir des compétences plus transversales et devient chargée de communication et responsable qualité. « C’est un poste qui nécessite de la réactivité, car on est en contact direct avec tous les acteurs de la vie locale, la presse locale..., constate-t-elle. C’est très vivant, on touche à tous les services. »
Ces fonctions l’ont menée à son poste actuel : responsable du pôle « communication externe » au sein du département de la communication de la Direction générale des impôts, cette fois au niveau national. « Je gère les relations avec les médias, les campagnes de communication auprès des usagers... Il faut beaucoup de rigueur, car nos messages s’adressent à des millions de personnes ! Il faut aussi des qualités rédactionnelles et d’imagination, pour transformer des messages fiscaux en langage clair et compréhensible par tous. »
Nathalie jette un regard très positif sur son évolution, et espère à terme devenir directrice divisionnaire. « La promotion interne fonctionne à chaque étape de la carrière, nous avons des formations adaptées à chaque changement de poste. On m’a très vite donné des responsabilités. La sécurité de l’emploi n’est pas l’essentiel : c’est avant tout une administration qui fait confiance à ses cadres. J’apprécie aussi qu’elle soit en mouvement : nous restons une administration de contrôle, mais davantage tournée vers le service aux usagers. »