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Un Cadre, une fonction : Edwige Pace, merchandiser chez Monoprix

« Mon rôle, c’est de valoriser une collection en linéaire et d’optimiser sa rentabilité »
Son parcours est aussi clair et rectiligne que les rayons d’un supermarché. Merchandiser chez Monoprix depuis deux ans, Edwige Pace a intégré après son bac ES une école de commerce à la Défense, l’EMLV. « Elle permet de faire 2 stages de 6 mois, explique-t-elle. J’ai choisi de partir à Londres et à Madrid, car je souhaitais internationaliser ma formation pour avoir un atout supplémentaire sur mon CV. »

En 2005, après son stage de fin d’études chez Elvir (filiale de Bongrain), elle est embauchée en CDD dans leur cellule merchandising. « Mais très vite, j’ai ressenti les limites de la démarche merchandising d’un groupe industriel : on se soucie avant tout de vendre ses recommandations et son positionnement produits aux enseignes de distribution ; cela manque d’objectivité. »
C’est lors d’un rendez-vous clientèle chez Monoprix qu’elle découvre le merchandising côté distributeur, « où l’approche catégorielle est bien plus forte, et où le consommateur final devient la priorité. » Elle postule, et est embauchée en tant que merchandiser sur les produits parfumerie et hygiène, au siège de Monoprix.

« Mon rôle, c’est de valoriser une collection en linéaire, pour l’optimiser dans 3 domaines, détaille Edwige. Mon objectif principal reste le consommateur final : le linéaire doit être clair, structuré et attractif. Mais les contraintes de rentabilité pour l’acheteur et de stockage en magasin pour le chef de rayon sont toutes aussi prioritaires ! Il faut trouver le bon équilibre entre l’esthetisme, la logistique et la rentabilité. »

Ce qui lui plaît le plus ? « Qu’il n’y ait jamais une seule réponse possible : deux merchandisers ne proposeront pas forcément la même solution à un problème, mais les deux réponses peuvent être intéressantes et se valoir : c’est une question d’intuition. » Mais surtout, elle reconnaît que son affinité avec le produit compte pour beaucoup dans son enthousiasme. « C’est sûr, les petits pois me parleraient beaucoup moins !, plaisante-t-elle. Mais quel que soit le produit, des qualités relationnelles sont nécessaires. Il faut un esprit de consensus. »

Agée d’à peine 25 ans, Edwige aspire déjà à devenir acheteuse. « J’ai fait un remplacement de 6 mois à ce poste pendant un congé maternité, c’était une manière de me tester, et de bien apréhender la fonction : cela m’a plu. Le merchandising pour moi est avant tout un tremplin, et les passerelles sont nombreuses... »
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