Restauration, création, tradition. Ces trois pôles recouvrent une très large palette de spécialités. Certaines s’apprennent exclusivement sur le tas. D’autres nécessitent des formations diplômantes.
D’autres nécessitent des formations diplômantes. D’autres encore ont mis en place des dispositifs de VAE. Avant de tenter une reconversion dans un métier d’art - surtout si on n’est pas artisan au départ -, il convient de se renseigner sur les différentes solutions.
Formation continue Pas moins de 800 centres de formation continue, spécialisés dans les métiers d’art, sont ouverts aux ressortissants de la Communauté européenne. Le
SEMA recense sur son site les organismes de formation continue - courtes ou longues, qualifiantes ou non -, disponibles en France. Le site
Moveart regroupe les organismes de formation sur 160 métiers, dans toute l’Europe. Selon la SEMA : « Beaucoup de gens, partis sur d’autre filières, souhaitent se reconvertir dans un de ces métiers passion que sont les métiers d’art. Deux conditions s’imposent pour réussir : d’abord, il faut une très forte motivation, car il y a une somme de connaissances à apprendre ; ensuite il faut être en bonne forme physique, car certains métiers sont pénibles ».
Une reconversion grâce au CIF Caroline, 32 ans, occupe un poste d’assistante de clientèle chez France Telecom. Initiée, il y a quatre ans, au travail du bois, elle a fait une demande de CIF (congé individuel de formation ) pour suivre une formation en ébénisterie et décoration intérieure au
GRETA des arts appliqués. Le financement est assuré par le Fongecif. Durant cette période d’un an, sa rémunération est maintenue et elle pourra retrouver son poste. Mais elle espère trouver un emploi chez un ébéniste.
Les principaux organismes de financement Rappelons qu’il faut distinguer les frais de formation et les frais de financement de la rémunération.
Les frais de formation sont pris en charge - selon sa situation personnelle -, par :
- l’Assédic ;
- un conseil régional ;
- le fonds national pour l’emploi (les Sife, pour les plus de 26 ans en difficulté d’insertion ;
- l’AFDAS (pour intermittent(e) du spectacle) ;
- l’OPACIF (si le dernier emploi était un CDD) ;
- L’AGEFIPH (si vous êtes reconnu(e) travailleur handicapé).
Les financements de la rémunération peuvent être pris en charge par :
- les AFR, les allocations formation reclassement (si la formation et l’organisme ouvrent à ces droits) ; ou, si la formation est agréée, par l’Etat ou la Région ;
- ou par l’un de ces fonds de financement spécialisés : le Fonds d’Assurance Formation (FAF) : Les métiers d’art et métiers rattachés en dépendent directement ; le Fongecif (Fonds de gestion du congé individuel de formation) : un organisme paritaire qui regroupe toutes les professions, sauf celles dépendant par voie de convention collective, d’un fonds d’assurance formation spécifique ; le Fonds Interprofessionnel de Formation des Professionnels Libéraux (FIF-PL).